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L'Atérien
L'Atérien succède à l'Acheuléen. Cette industrie a été
reconnue dans le Sahara malien en particulier à Foum el Alba.
Elle est caractérisée par un outillage pédonculé et
denticulé et quelques pointes, perçoirs et éclats levallois
laminaires. Ces pièces sont généralement taillées dans un
quartzite gris, beige ou rougeâtre.
L'homme atérien du Sahara malien n'est pas connu avec certitude.
Mais il pourrait s'agir d'homo sapiens. Son installation fait
suite à un nouveau cycle climatique favorable sur les lieux
même que fréquentaient les derniers groupes acheuléens.
Au paléolithique supérieur, autour des anciens dépôts
lacustres de la région de l'Erg Jmeya, les préhistoriens
reconnaissent une industrie épipaléolithique liée à la
dernière grande transgression lacustre entre 9.000 et 6.500 BP.
L'outillage est très diversifié et traduit une grande
créativité au cours de cette période. | |
Outillage
Néolithique du Sahara
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Avec le
Néolithique (entre 6.000 - 2.500 av. J.C.) apparaît une
véritable révolution dans l'histoire humaine. Cette période
correspond à un retour à l'humidité dans le Sahara, en
particulier entre 6.000 et 4.500. La faune est riche et
abondante. Les gravures rupestres de l'Adrar des Iforas et celles
de la région de Taoudéni pourraient être pour une grande part
liées à cette période.
A l'économie de prédation caractéristique du paléolithique
succède une économie de production. L'agriculture et l'élevage
font leur apparition. Les populations se sédentarisent et l'on
voit apparaître les premiers gros villages.
L'outillage lithique se diversifie considérablement. Ce sont des
outils sur lames ou lamelles spécialisés par des retouches
intentionnelles: grattoirs, perçoirs, burins, à coches...
Ces outils ont pu servir au travail du bois, de la peau ou de
l'os. Ce sont encore des microlithes géométriques (segments,
triangles, trapèzes), des pièces foliacées, des armatures de
pointes de flèche traduisant un renouvellement des techniques de
chasse.
L'occupation néolithique est surtout abondante au Sahara autour
des dépôts lacustres. Avec l'assèchement progressif du Sahara,
les populations se réfugient dans la vallée du Tilemsi et près
du cours vif du Niger. Les sites comme ceux de Karkarichinkat
pilemsi) et de Kobadi (près de Nampala)
remontent à cette période du Néolithique final.
Dans les régions soudaniennes, les sites de Kourounkorokalé et
de Fanfannyékéné (2680 +/- 120 BP) dans la Boude du Baoulé
sont les mieux connus. A Fanfannyékéné, l'outillage est
microlithique et comprend des formes géométriques à une
fréquence importante, des microburins 'krukowski', des mèches
de forêt, des perçoirs... La poterie est aussi présente.
Fanfannyekéné est caractérisé aussi par un art pariétal
très riche. L'hypothèse de relations entre le site de
Fanfannyékéné et le néolithique saharien est considér0 comme
probable (Huysecom 1990).
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